La personne qui coupait et divisait ses pensées

La personne qui coupait et divisait ses pensées

Un conte rendu d'une séance sur des problèmes de sommeil et d'endormissement rencontrés par une personne qui est venue me consulter.

Une personne n’arrivait plus à dormir depuis trop longtemps. Dès qu’elle se mettait au lit, elle était aussitôt assaillie de pensées qui fusaient et qui passaient du coq à l’âne sans liens entres elles. Le sommeil ne trouvait pas sa place dans ce flux de pensées et la personne pouvait rester bloqué pendant de nombreuses heures. 

Un jour, la personne en eut assez et décida de faire quelque chose pour moins penser avant de dormir. Elle commença par fermer les yeux et essaya de visualiser à quoi ressembler ce flux qui l’empêchait d’accéder au sommeil. 

Elle vit alors un tourbillon rouge qui n’avait pas de fin. Il tournait rapidement dans la tête de la personne. Pour mieux l’observer, elle décida de le sortir de sa tête et de le prendre dans sa main. Il était léger et continuait de tournoyer sans que la personne ne vit comment il se terminait au creux de sa main. 

La personne se sentit rapidement soulagé de ne plus avoir ce tourbillon rouge dans la tête. Elle put enfin prendre le temps de se concentrer sur les pensées qui l’accompagnaient. Elles étaient toujours aussi éparses mais une d’entre elle ressortait plus que les autres. Une pensée lui rappelait qu’elle avait perdu sa confiance en elle depuis la faculté. Elle voyait un bonhomme noir qui tournoyait dans la tourbillon et qui lui semblait avoir pris la place qu’occupait jadis, sa confiance en elle. 

La personne décida alors de jeter le bonhomme noir. Elle n’en voulait plus et il semblait n’apporter que des malheurs et des misères dans les pensées. Pour l’enlever, la personne décida de couper ses pensées en deux, puis en 4 et d’en jeter une partie pour ne garder que l’essentiel. Ce faisant, le petit bonhomme noir n’eut plus assez de pensées auxquels il pouvait s’accrocher et c’est ainsi qu’il faut projeté hors de la personne. 

Soulagée, la personne put remettre dans sa tête son quart de tourbillon de pensée rouge. Elle put constater que celui-ci se transformait en nuage et qu’il y avait enfin une fin aux pensées. Elle sut instinctivement qu’elle avait gardé une demie-heure de pensées saines à avoir avant de dormir. C’est au moment qu’elle remettait en place ses pensées qu’elle s’aperçut qu’une partie d’elle avait choisi ce moment pour revenir prendre sa place. 

Un petit bonhomme blanc. Sa confiance en elle, perdue lors de la faculté. 

Heureuse comme tout d’avoir retrouvé cette part d’elle même, la personne rangea ses pensées et son petit bonhomme blanc. Puis elle repartit dans la vie avec une demie-heure de pensée tolérée la nuit et une confiance en elle, bien en vie. 

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