Après de nombreuses années de recherche, je me suis intéressé à l’écriture Asémique. Une écriture qui ne veut rien dire mais qui donne à se dire quelque chose.
Cette pratique m’a permis de développer mon propre art et ma propre écriture que j’utilise alors en séance. J’échange avec mes modèles puis je les installe en transe hypnotique et je dessine ce qu’il se passe pour eux à ce moment-là. En résulte une production visuelle qui ne peut être comprise que par ces personnes et qui peut être racontées et interprétées de bien des manières par un public qui n’était pas présent en séance.
Inspiré par les travaux de Matt Mullican je travaille à développer un langage qui parle à tous sans pour autant être compris.
En premier lieu, cet art me permet de faire des rencontres singulières. Chaque discussion et séance d’exploration artistique m’apprend sur la poésie que l’on a en chacun de nous.
C’est une manière de faire découvrir l’hypnose avec comme seul prix le fait de me servir de modèle et me permettre de peindre tout en découvrant la richesse intérieure de mes sujets.
Cette méthode me permet également de continuer d’apprendre à transformer ce qu’il se passe à des niveaux inconscients en poésie. La poésie étant finalement une bonne manière de parler de ce qui est difficile à exprimer normalement.
Je dessine mes séances depuis plus de 6 ans pour trouver le style qui restitue le mieux le travail inconscient à l’oeuvre dans un espace hypnotique.
Au début de mon travail, je faisais tout pour essayer d’être fidèle à l’expérience vécue. Mais les images correspondaient à MA vision du travail et pas à ce qui avait été vécu par le sujet.
Depuis et à force de recherche, j’ai trouvé en l’écriture asémique une manière de créer un visuel qui fait sens mais qui ne dévoile rien. Un visuel qu’on peut regarder plusieurs fois par jour sans pouvoir se raconter la même histoire. Un visuel qui laisse la meilleure chose que l’on souhaite à tout sujet en état d’hypnose : un questionnement (et le mouvement que cela amène)